Les malades du cancer soulagés par la réflexologie plantaire

Et s’il existait un moyen d’apaiser les patients afin qu’ils puissent mieux combattre leurs maux ? C’est la question qui amène parfois des malades à se tourner vers des méthodes peu reconnues. C’est le cas de la réflexologie, une pratique ancestrale dans la lignée de la médecine traditionnelle chinoise.

Emmanuelle Cossu est diplômée de l’école de méta-réflexologie de Lille, où elle a étudié pendant quatre ans. Elle est ensuite revenue s’installer à Reims. Elle pratique la réflexologie plantaire. «  Les zones réflexes du pied ont été cartographiées », explique-t-elle. En activant l’une de ces zones, on peut agir sur un organe à distance.

Par exemple, sous la 1ère tête métatarsienne se trouve la zone réflexe de l’estomac. En y réalisant une pression, on peut soulager certains maux. «  Mais si la personne a un ulcère, elle devra prendre un traitement. On ne peut pas régler le problème mais on peut aider l’organe à s’apaiser  », prévient Emmanuelle Cossu.

Une approche complémentaire

Depuis trois ans, la praticienne a remarqué qu’elle avait de plus en plus de personnes atteintes du cancer qui venaient la voir. Aujourd’hui, ces malades représentent près d’un quart de sa clientèle. «  Ces personnes ont conscience que c’est une approche complémentaire et non pas alternative, précise la réflexologue. Elles sont à la recherche d’un bien-être profond car les traitements contre le cancer sont assez barbares  ». Chimiothérapie, radiothérapie… des méthodes agressives faites pour guérir mais qui laissent le corps – et souvent aussi l’esprit – en piteux état par la suite.

Différentes approches sont appliquées par Emmanuelle Cossu. Une approche psychique : «  C’est un environnement protégé, on se sent en confiance. Certaines personnes parlent de leur ressenti. D’autres pleurent parfois », raconte la praticienne. En une heure, certains choisissent de s’épancher et d’autres préfèrent se détendre en silence. Vient ensuite l’approche métabolique, «  ça sert à remonter la vitalité. Une cliente m’a dit que depuis qu’elle venait, elle supportait mieux les séances de chimio et avait moins de nausées  ». Enfin, il arrive à Emmanuel de s’étendre sur l’hygiène de vie, de conseiller des plantes à ceux qui refusent les antidépresseurs. Car la réflexologue est également naturopathe. Mais quand les attentes psychologiques sont trop fortes, elle conseille d’aller consulter un spécialiste.

Certaines de ces personnes atteintes du cancer ne survivent pas. La praticienne peut l’apprendre par la famille ou parfois, elle l’ignore et ne peut que le supposer, faute de nouvelles. Parfois, de beaux souvenirs subsistent. «  Une dame que j’ai suivie est venue après la fin de sa chimio, elle attendait ses résultats. En discutant, elle me dit «quand j’étais malade…». Elle parlait de sa maladie au passé sans savoir si elle était guérie. Elle sentait que oui et finalement c’était le cas. Peut-être aurait-elle guéri sans réflexologie mais elle m’a confié que ça lui avait apporté beaucoup  ».

La praticienne refuse de laisser entendre que la réflexologie a une action antitumorale, mais pense qu’elle permet de renforcer le potentiel de guérison et d’atténuer les douleurs. «  Une grosse partie de ces douleurs est somatique. Quand on est bien dans sa peau, on a moins mal. Sous l’effet de la détente, les tensions musculaires se relâchent  », explique-t-elle. La médecine pourrait lui donner raison : sur le site des Hôpitaux de Paris on peut accéder à une page consacrée à la réflexologie. D’autres établissements proposent la venue d’un réflexologue au cours des séances de chimio. Un soin de support qui mérite d’être mieux connu.

pour voir l’article complet :  http://www.lunion.fr/region/soulager-les-malades-du-cancer-par-la-reflexologie-ia3b24n297178